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Penser les incohérences du militantisme africain

Le redéploiement des troupes armées des puissances occidentales sur le sol africain, la partition du Soudan, les agressions contre la Libye, la Côte d’Ivoire, les troubles de la République Centrafricaine et du Nigeria, auxquels s’ajoute le long calvaire du peuple de la République Démocratique du Congo, sont autant de signes qui indiquent que de réelles menaces pèsent sur le continent ; que les relations coloniales sont demeurées intactes entre l’Occident et l’Afrique.

La passivité des Africains devant tant de menaces contre l’intégrité territoriale de leur continent et leurs libertés, est inquiétante.

Si les raisons de cette passivité peuvent être multiples, nous pensons que l’absence d’armes idéologiques, capables de tempérer l’endoctrinement scolaire, et la propagande médiatique, joue un rôle important dans notre incapacité à déceler la fragilité de notre condition.

La large diffusion de narrations servant de « prêts à penser » permettant d’expliquer l’ordre du monde, nous a fait voir le monde selon la perspective des dominants, et conduit à accepter en fin de compte la légitimité de notre asservissement.
 

N’est ce pas légitimer notre asservissement, que de réduire les problèmes du continent africain à la corruption de ses dirigeants, au manque d’éducation, de probité morale ?

Penser les incohérences du militantisme africain

Le redéploiement des troupes armées des puissances occidentales sur le sol africain, la partition du Soudan, les agressions contre la Libye, la Côte d’Ivoire, les troubles de la République Centrafricaine et du Nigeria, auxquels s’ajoute le long calvaire du peuple de la République Démocratique du Congo, sont autant de signes qui indiquent que de réelles menaces pèsent sur le continent ; que les relations coloniales sont demeurées intactes entre l’Occident et l’Afrique.

La passivité des Africains devant tant de menaces contre l’intégrité territoriale de leur continent et leurs libertés, est inquiétante.

Si les raisons de cette passivité peuvent être multiples, nous pensons que l’absence d’armes idéologiques, capables de tempérer l’endoctrinement scolaire, et la propagande médiatique, joue un rôle important dans notre incapacité à déceler la fragilité de notre condition.

La large diffusion de narrations servant de « prêts à penser » permettant d’expliquer l’ordre du monde, nous a fait voir le monde selon la perspective des dominants, et conduit à accepter en fin de compte la légitimité de notre asservissement.
 

N’est ce pas légitimer notre asservissement, que de réduire les problèmes du continent africain à la corruption de ses dirigeants, au manque d’éducation, de probité morale ?

Emigration et problèmes d'immigration

La situation d’extrême fragilité économique, sociale et politique du continent, a rendu le terrain beaucoup plus propice à la prédation économique et exposé davantage les populations à la violence de l’oppression. L’exploitation des ressources naturelles, les violents conflits entre puissances occidentales sur le sol africain pendant la période dite de la « guerre froide », ont entraîné de nombreux déplacements de populations, tant à l’intérieur du continent qu’à l’extérieur.

A ces mouvements engendrés par la guerre, se sont ajoutés ceux des populations soumises à l’arbitraire des puissants, qui feront déplacer des villages pour des besoins de construction de barrages, souvent ,sans impact majeurs sur l’économie locale, ou tout simplement déguerpies quand leurs quartiers intéressent les promoteurs immobiliers, etc.

Des populations entières seront obligées d’abandonner la terre de leurs ancêtres, devenues invivables à cause de la pollution provoquée par l’exploitation minière et pétrolière.

Ainsi les causes de l’émigration sont souvent les conséquences de l’exploitation, l'oppression, la paupérisation et la dégradation environnementale, qui vont pousser les populations sur les chemins de l’exil.  

Sortir de la torpeur

Le récent attentat en Cote d’Ivoire est un événement de plus qui vient s’ajouter à la longue liste de fléaux qui secouent le continent Africain. La multiplication des foyers de tensions devraient mobiliser davantage notre attention, surtout dans un continent fortement marqué par la fragilité de l’Etat.

Cette situation est caractérisée par la faiblesse d’un appareil d’Etat sans véritable ancrage sur la société et sans subsistance, parce qu’issu de la domination qu’elle est censée perpétuer, elle tire de ce fait principalement sa légitimité et ses ressources de ses conquérants.

Cette impuissance se retrouve au niveau de la gouvernance locale, où les collectivités locales sont aussi sous le joug des acteurs de la communauté internationale qui peuvent intervenir à ce niveau pour structurer la politique locale en contournant le pouvoir central dans le cadre de la coopération décentralisée.

L’agenda de la politique nationale et locale de nos pays est principalement défini par des forces étrangères. 

Le prix nobel de la paix

Le Chemin De L’humilité Ne Saurait Être Atteint


Ceux qui demain, pourraient constituer les véritables élites de nos pays, sont peut être aujourd’hui en train de mendier leur pitance dans les rues de nos capitales, exposés à des risques qui peuvent les détruire de façon irréversible.

L’absence de soutien et d’encadrement des systèmes d’éducation et de socialisation, peut entraîner des dégâts considérables. Ce déficit d’encadrement est pour beaucoup, à l’origine du problème des enfants « talibés » au Sénégal.

Le problème des enfants de la rue en général ne saurait être isolé des maux qui affectent l’ensemble des secteurs de nos sociétés. Nous ne pouvons pas continuer de nous attaquer aux symptômes sans nous arrêter pour réfléchir aux causes réelles qui sont à l’origine des tribulations que traverse notre continent.

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Sauver la Planete oui, mais comment ?

L’Afrique doit être à l’avant-garde du combat pour sauver la planète en proposant une vision économique viable.

La « COP 21 » a été une fois de plus l’occasion d’une grande messe internationale qui a finit sur une impression de déjà vue. Et comme toujours en ce qui concerne l’Afrique, c’est au à la « communauté internationale » de décider de l’orientation de sa politique économique moyennant des promesses qui, même si elles sont tenues, ne feront que perpétuer la domination du continent par d’innovantes méthodes d’enrichissement pour les investisseurs verts et de nouvelles sources de revenues pour les technocrates de la mendicité, défenseurs de l’asservissement à vie de leurs peuple par l’endettement.

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Information ou Manipulation ?

Vous voyez uniquement ce que nous voulons vous faire voir, n'oubliez pas ça !

Comment se construit l'image négative  de l'Afrique ?


Nous avons pensé qu’il serait intéressant de se pencher sur les actions et surtout les narrations médiatiques sur le continent Africain, narrations produites par les différents intervenants qu’ils soient journalistes experts, membres des organisations non gouvernementales et associations humanitaires et leurs collaborateurs africains. On se rendra bien vite compte que ces discours suivent une logique presque constante. Leur substance n’a que peu changé depuis le 19ème siècle. Ils s’inscrivent dans une logique de désinformation ou tout simplement d’occultation des entreprises d’exploitation des peuples présentés comme étant responsables de leur misère.
Nous espérons pouvoir à travers cette rubrique explorer les sournois mécanismes de l’oppression en Afrique, à travers les actions les plus anodines et innocentes en apparence.

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Le sénégal, un modèle de démocratie ou....

Le 20 mars prochain le Sénégal compte organiser un référendum relatif à un projet de réforme constitutionnelle. C’est l’occasion, pour nous, de dénoncer cette grossière farce à laquelle les dirigeants africains nous ont habitués depuis les indépendances africaines ; à savoir l’art de tout changer autour de nous pour que le statu quo demeure.

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