Protection de l’enfance ou contrôle social


« Dans leur volonté de nous rejeter hors des sentiers de l’Histoire humaine et de souligner la nature exceptionnelle des Européens, beaucoup d’ethnologues ont voulu nous faire croire que, l’une des différences majeures des sociétés occidentales modernes d’avec nos sociétés dites primitives était justement l’individualisme. Que le rôle de l’individu apparaît comme l’une des variables les plus fondamentales. Que nos sociétés, en ne valorisant pas l’individu, étoufferaient ainsi tout sens de la responsabilité, d’indépendance et capacité d’innovation ; ce qui serait à l’origine de la léthargie du continent africain.

Rien de plus faux, que de considérer que les cultures africaines en général ne valorisent pas l’individu et n’encouragent pas l’indépendance et le développement de l’individualité, ou que l’individu serait plus libre en Occident.

Dans toutes les sociétés, l’individu doit rendre compte de ses actes et se soumettre à une autorité supérieure qui organise et fixe par des lois, les bornes de sa liberté.

Toute société pour maintenir l’équilibre social, limite les libertés individuelles, en fonction des objectifs qu’elle juge conforme aux valeurs qu’elle chérit.

En Afrique, tout comme en Europe, la communauté par l’intermédiaire de la puissance publique, intervient et encadre dans la vie, l’éducation de l’individu. Ce n’est pas seulement en Afrique « qu'on a besoin de tout un village pour éduquer un enfant ». C’est le cas aussi en Europe, seules les modalités d’interventions diffèrent. Là où l’enfant n’est pas soumis au contrôle des proches voisins, les services sociaux et institutions judiciaires s’en chargent et prennent souvent des décisions qu’aucun voisin en Afrique ne pourrait se permettre, par exemple retirer la garde d’un enfant à sa famille pour le placer dans des institutions spécialisées.  
Extrait « Afrique, l’Appel de l’Honneur ».

Lettre introductive au texte « Protection de l’enfance ou contrôle social »

Je vais, cette fois, faire une exception à la « règle » de ne pas partir d’expériences directement personnelles pour aborder des problèmes collectifs. Les circonstances m’imposent de faire entrave à cette règle.

Nous faisons l’objet depuis bientôt un an, d’une procédure pour informations préoccupantes, nous accusant de faire subir des mauvais traitements à nos enfants. Cette procédure semble un peu ironique tant les concours de circonstances défie les règles du « hasard ». J’ai parlé de ce sujet, dans le livre « Afrique, l’Appel de l’Honneur » (voir texte «  Individu versus communauté ») et deux mois après l’appel pour la mise sur pied de l’organisation R.I.S.E -U.P, la procédure a été déclenchée.
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Individu versus communauté ?


Le mythe de l’individualisme, expression d’une légitime quête de liberté au sortir de plusieurs siècles d’oppression et d’exploitation de l’individu par les monarques, les serfs et l’Eglise. Cette quête de liberté s’est manifestée par un ardent désir d’indépendance individuelle et d’émancipation des liens de solidarités traditionnels, principalement par l’affirmation d’une libération de l’homme vis-à-vis de Dieu.

Mais hélas, tout laisse à croire, que l’homme ne s’est libéré de la loi divine, que pour tomber dans les rets plus subtils, de la loi humaine qui, grâce à de puissants moyens de persuasion, ne fait que protéger et perpétuer les conditions d’enrichissement des plus riches, réduisant ainsi la « Liberté » de l’individu à la liberté de produire pour consommer.

Dans leur volonté de nous rejeter hors des sentiers de l’Histoire humaine et de souligner la nature exceptionnelle des Européens, beaucoup d’ethnologues ont voulu nous faire croire que, l’une des différences majeures des sociétés occidentales modernes d’avec nos sociétés dites primitives portait justement sur la place de l’individu. Que le rôle de l’individu apparaît comme l’une des variables les plus fondamentales. Que nos sociétés, en ne valorisant pas l’individu, étoufferaient ainsi tout sens de la responsabilité, d’indépendance et capacité d’innovation ; ce qui serait à l’origine de la léthargie du continent africain.

Rien de plus faux, que de considérer que les cultures africaines en général ne valorisent pas l’individu et n’encouragent pas l’indépendance et le développement de l’individualité, ou que l’individu serait plus libre en Occident.

Dans toutes les sociétés, l’individu doit rendre compte de ses actes et se soumettre à une autorité supérieure qui organise et fixe par des lois, les bornes de sa liberté.

Toute société pour maintenir l’équilibre social, limite les libertés individuelles, en fonction des objectifs qu’elle juge conforme aux valeurs qu’elle chérit.

En Afrique, tout comme en Europe, la communauté par l’intermédiaire de la puissance publique, intervient et encadre dans la vie, l’éducation de l’individu. Ce n’est pas seulement en Afrique « qu'on a besoin de tout un village pour éduquer un enfant ». C’est le cas aussi en Europe, seules les modalités d’interventions diffèrent. Là où l’enfant n’est pas soumis au contrôle des proches voisins, les services sociaux et institutions judiciaires s’en chargent et prennent souvent des décisions qu’aucun voisin en Afrique ne pourrait se permettre, par exemple retirer la garde d’un enfant à sa famille pour le placer dans des institutions spécialisées. - Extrait du livre "Afrique, l'Appel de l'Honneur" p.96 -

Pour une Afrique Debout
Discours, Idéologies et résistances

(Quatrième et dernière partie) 


C’est parce que nous avons laissé les autres définir le monde, que notre aventure intellectuelle a été ainsi balisée; que nous avons été maintenus, le nez plongé dans nos différentes spécialités et fonctions. Lesquelles, telles des œillères, nous ont empêché de lever les yeux pour voir le panorama général de notre condition. C’est ainsi que l’on peut entendre certains, parler de la recolonisation de l’Afrique, comme si elle avait cessé. Le néocolonialisme serait-il un mot creux sans réalité ? N’est-ce pas faire preuve d’une extrême naïveté, que de croire que, parce que le loup a mis un manteau d’agneau, on peut maintenant baisser la garde, lui faire entièrement confiance, et cheminer avec lui, main dans la main vers un futur « d’égalité, de paix et de justice ».
 
Si nous levions la tête pour penser par nous-mêmes, nous verrions comment le passé de cinq siècles de servitude, continue de façonner notre présent. Nous verrions que c’est la continuité de la colonisation physique et mentale, qui fait perdurer la pauvreté, les conflits à travers des relations de sujétion politique, intellectuelle et d’exploitation économique.
 
Si l’efficacité des mécanismes de ces relations oppressives, repose sur leur invisibilité1, l’intelligence de nos intellectuels, ne devrait-il pas consister à les dévoiler et d’appeler à les combattre ?
C’est parce que l’on nous a enseigné que l’esclavage se limitait à la traite atlantique, que nous avons du mal à nous faire à l’idée que l’esclavage ne se passait pas uniquement dans les plantations d’Amérique et des Caraïbes, mais aussi, sur le continent, dans les vastes plantations d’hévéa, de coton et qu’il continue, encore aujourd’hui, dans les mines de diamant, d’uranium, de coltan, etc. Si l’esclavage hors du continent a été tragique, celui sur le continent l’était aussi tout autant. Sur le continent, les Africains subissaient tortures, génocides, et ont connu les emprisonnements arbitraires pour ravitailler « l’armée des « forçats », du « travail, au bénéfice des colonisateurs».
 

Pour une Afrique Debout
Discours, Idéologies et résistances

(Troisième partie) 


La « militante neutralité » de nombreux « intellectuels » africains, est l’un des signes les plus évidents de la torpeur en Afrique surtout dans l’espace francophone. Leur travail académique est très peu orienté vers la résolution des nombreux défis qui se pose à leurs sociétés, afin d’y mener les transformations nécessaires. Bon nombre d’entre eux, se refugient souvent derrière leurs fonctions, pour fuir leurs responsabilités humaines.

Réseau International de Solidarité et d’Echanges pour l’Unité Panafricaine : R.I.S.E. - U.P.


Considérant que les Africains partagent une condition commune, qui se traduit au niveau de la diaspora, par leur marginalisation et leur relégation au statut de citoyens de second rang, du fait de politiques racistes et discriminatoires institutionnalisées, et leur enfermement sur leur propre continent dans les serres de la grande pauvreté, conséquences des effets dévastateurs des politiques impérialistes.

Devant le constat, qu’après plus d’un demi siècle de pseudo indépendances, nos pays demeurent, dans leur majorité, des Etats-vassaux, dirigés par des agents de la domination néocoloniale et servent des intérêts étrangers.

Cette classe politique qui a pris en otage l’expression de la volonté souveraine de nos peuples, a instauré un système basé sur la corruption, le clientélisme, dont l’objectif est de maintenir les Africains dans la servilité, par l’organisation du pillage systémique de nos ressources naturelles, le contrôle de nos économies par des capitaux étrangers à travers l’endettement excessif et inapproprié et la dépendance.

Cette situation est responsable de la précarisation des travailleurs, des paysans, des artisans, des populations urbaines, de la croissance des inégalités, de l’ampleur du chômage des jeunes, de la paupérisation des retraités.

Small axe interface


Pour promouvoir nos idées sur le modèle de développement économique, nous disposons d’une structure :
« Small Axe Interface »

« Small Axe Interface » a pour ambition de servir de carrefour entre les différents acteurs culturels et économiques de la Diaspora et du continent ; avec comme objectif, d’apporter sa modeste contribution pour permettre l’émergence d’un tissu économique moderne et performant, en essayant de transformer les défis sociaux en opportunités économiques.


« Small Axe Interface » propose aux agents institutionnels, économiques et culturels : Conseils, Formations et Organisation d’événements.

Il opère en combinant engagement social et objectifs économiques. Il comporte donc un volet associatif et un volet entrepreneurial.

Associatif
  • Favoriser une meilleure implication des populations locales et de la diaspora, dans le progrès économique et social de leur pays.
  • Initier des actions pour soutenir les efforts de développement local entrepris par les collectivités locales dans plusieurs domaines dont l’économie, l’éducation, la culture.
Entrepreneurial
  • Créer des entreprises censées développer et assurer la pérennité des actions initiées dans le domaine social.
  • Participer à la création d’emplois à travers l’organisation et la modernisation du circuit économique et commercial intérieur.


Objectifs généraux

  • Valorisation des patrimoines culturels et naturels et locaux,
  • Favoriser l’autonomie et l’insertion sociale et professionnelle des jeunes,
  • Redynamiser les communautés villageoises, en les accompagnants dans leurs tentatives d’acquérir plus d’autonomie dans la gestion et la mise en valeur de leurs collectivités,
  • Renforcer les capacités des artisans par l’accompagnement dans leurs méthodes de travail, la formation à la gestion de leurs activités,
  • Etablir des liens de collaboration plus étroits entre le monde artisanal et agricole,
  • Participer à la structuration du tissu économique et commercial.
Document utilisant une série d’images décrivant les derniers mots des noirs victimes de la violence policière aux Etats Unis d’Amérique   -    "Last Words" de Shirin Barghi
Source : http://www.shirinbarghi.com

Afrique, l'appel de l'honneur


Le livre n'est plus disponible en téléchargement,
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