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Sauver la Planete oui, mais comment ?


L’Afrique doit être à l’avant-garde du combat pour sauver la planète en proposant une vision économique viable.


La « COP 21 » a été une fois de plus l’occasion d’une grande messe internationale qui a finit sur une impression de déjà vue. Et comme toujours en ce qui concerne l’Afrique, c’est au à la « communauté internationale » de décider de l’orientation de sa politique économique moyennant des promesses qui, même si elles sont tenues, ne feront que perpétuer la domination du continent par d’innovantes méthodes d’enrichissement pour les investisseurs verts et de nouvelles sources de revenues pour les technocrates de la mendicité, défenseurs de l’asservissement à vie de leurs peuple par l’endettement.

C’est peu de dire que plusieurs espèces  sont menacées par l’exploitation abusive des ressources de la terre.

Notre planète terre est dans un état de dégradation environnemental inquiétant : déforestation accélérée, importante pollution atmosphérique, alimentation contaminée, multiplication des sources d’émissions radioactives, la liste est longue. La menace qui pèse sur l’environnement est une menace globale et mérite d’être adressée collectivement, elle doit l’être en tenant compte des spécificités et des besoins des différentes communautés humaines qui peuplent la terre et surtout de leur volonté. Car si nous partageons le même monde, notre condition dans le monde est différente selon que l’on appartienne au camp des dominants ou à celui des dominés, de ceux qui aspirent au superflu qui consomment pour leur plaisir et ceux qui manquent du nécessaire. (Même si ces deux groupes peuvent se retrouver à des degrés divers, dans les deux camps.)

Nous ne devons pas oublier que la surexploitation des ressources de la terre est le fait principalement du système capitaliste qui, en imposant un système de domination planétaire basée sur l’exploitation de l’homme et des ressources de la terre nous a conduit à cette impasse. Lutter pour la protection de l’environnement c’est forcément abandonner la voie qui a conduit l’humanité à ce désastre qui menace sa survie et menace nos chances de survie,et ne surtout pas continuer d'accepter docilement le d’être derrière ceux qui nous ont conduit dans cette impasse et qui n'ont jamais fait preuve de leur respect pour la vie des peuples dominés.

Il est vrai que l’Afrique n’a rien à gagner en adoptant une version Africaine du capitalisme occidental. Elle devrait plutôt être à l’avant-garde du combat contre la dégradation généralisée de notre écosystème qui s’inscrit dans une longue tradition multimillénaire. C’est dire que nous devons proposer une nouvelle vision économique écologiquement viable qui implique la protection de nos ressources naturelles passe par la réappropriation de notre souveraineté politique et économique.

En ce sens, nous pensons que la dimension écologique doit être un élément central du panafricanisme.

La libération du peuple Africain doit nous réconcilier avec notre propre vision de l’Existence en nous permettant de retrouver ce rapport initial aux Hommes et à la Terre.

Si nous voulons vraiment protéger notre planète, il nous faudra nécessairement retrouver notre statut d’Hommes libres, car la pleine responsabilité sur notre environnement incombe aux Hommes Libres. Le combat panafricaniste au delà de la libération du peuple Africain de l’oppression qu’il subit depuis des siècles, a pour objectif ultime, la réalisation de notre propre conception de la civilisation. Dès lors, le combat pour le respect de la Vie, sous toutes ses formes et de tous les éléments qui contribuent à l’équilibre de notre écosystème, doit être le feu qui nourrit la métaphysique révolutionnaire du Panafricanisme.


S.Diop