Défendre le Panafricanisme

Chers frères Africains, nous nous trouvons à un moment critique de l’histoire. Nous pouvons constater différentes opérations de déstabilisation en œuvre au sein de nos pays. Une période où nous sommes témoins d’agressions violentes et humiliantes dont sont victimes les noirs Africains à travers le monde.


C’est le moment crucial pour embrasser l’idéal « Panafricaniste ».


Il faudra au préalable défendre ce projet « unitaire » contre nos démons intérieurs ; contre tous ces groupes qui sèment la division sur des critères d’appartenance géographique, tribale, religieuse ou partisane. Il nous faut engager un combat résolu contre ces forces régressives qui cherchent à venir à bout de l’idéal panafricaniste, en l’orientant vers des chemins sans issues. Ce qui fait que nous nous contentons d’éternels discours et débats sans aucune implication pratique sur les questions urgentes qui affectent les populations africaines, ou faisons la promotion de fausses alternatives.
Devant les nombreux défis auxquels nous faisons face, Il est assez décevant de voir certains groupes se réclamant du panafricanisme, se considérant plus éveillés que les autres, traiter leurs frères Africains qu’ils considèrent comme aliénés, avec le même mépris, voire parfois plus que les racistes occidentaux et orientaux, utilisant des termes indécents pour désigner ceux dont ils ne partagent pas les croyances. C’est d’une indignité sans égale, surtout qu’ils le font en utilisant des plateformes accessibles à tous et dans des langues « importées ». Le respect des libertés fondamentales parmi lesquelles celle de la croyance est quelque chose qui devrait aller de soi pour tout être doué d’intelligence.
 
Les tenants de ces discours se rendent-ils comptent de leurs incohérences lorsqu’ils font eux-mêmes du prosélytisme religieux au nom « d’une religion » ou spiritualité qui justement, selon leurs propres dires, ignorerait ce phénomène ?
 
Au nom de quoi devrait-on imposer aux individus leurs croyances ? D’autant plus que, quel que soit le terme par lequel on les désigne, le contenu éthique de toutes les « religions » ou « spiritualités » du monde est presque identique, elles ont toutes pour objectif de rendre l’homme meilleur.
Le décalage entre les principes dont se réclame l’être humain et ses comportements ne sont pas dus à la « fausseté » des principes mais à son imperfection. Ce phénomène n’épargne ni les idéologies ni la science elle-même dont l’application peut être aussi bien au service de l’humanité que de sa destruction. La religion tout comme la science peut être instrumentalisée par les hommes selon leurs desseins. Notre problème fondamental n’est pas tant ces institutions en tant que telles, mais notre incapacité à les investir d’un agenda qui nous est propre, à mobiliser les forces et ressources matérielles et immatérielles nécessaires pour atteindre nos objectifs.
 
« Changer de religion » tout en gardant les relations sociales qui nous sont imposés par le capitalisme mondial, qui nous fait « adorer les forces du marché », l’argent, et nous condamne à être des consommateurs  de futiles gadgets, sans changer les rapports économiques que nous entretenons avec le reste du monde, ne nous fera pas sortir du système de domination impérialiste.
 
Notre « adhésion » au système capitaliste ne rapporte-t-il pas plus aux pays impérialistes que ce que peuvent dépenser les adeptes des religions dites étrangères ? Peut-on comparer le coût des pèlerinages à la Mecque, au Vatican, à Lourdes et autres, aux richesses produites et consommés quotidiennement par les Africains à travers le monde ? Combien rapportons-nous à l’économie mondiale par notre labeur, les taxes, la consommation de produits et services, les voyages, les transferts d’argent, la consommation de produits culturels, laquelle est principalement favorisée par notre pratique des langues occidentales ?
Les « révolutionnaires » du net ne sont apparemment pas gênés par le fait d’utiliser des plateformes et technologies contrôlées par des étrangers, de dépenser leur argent dans l’acquisition de biens issus de l’exploitation des populations de leurs propres pays ou celles d’autres contrées, exprimer leurs dissensions internes dans des langues étrangères.

Ceux qui se prétendent désaliénés ne seraient-ils pas de véritables complexés qui se cachent ? Sont-ils indignés par l’injustice de l’oppression ou sont-ils juste révoltés par le fait d’en être les victimes ? Ne s’identifient-ils pas à leurs oppresseurs dont ils copient les comportements : hégémonistes, tyranniques, ethnocentristes et racistes ? Ne partagent-ils pas la même mégalomanie et la même arrogance ? Ils veulent libérer les Africains de l’oppression occidentale en le remplaçant par celle des noirs, savent-il vraiment ce qu’est la Liberté ?

Nous agissons comme si être victimes de l’oppression nous immunisait contre les défauts, les failles de l’espèce humaine.
Nous sommes des êtres humains, par conséquent l’oppression et l’injustice ne nous sont pas étrangères.
Les empires africains dont nous nous vantons ont-ils conquis les autres nations par la « carotte » ?

Nous devons combattre l’oppression parce qu’elle est la mère de toute injustice.
La seule haine qui devrait nous habiter est celle de l’oppression sous toutes ses formes, sinon nous risquons de changer la cible de notre haine lorsqu’une communauté, un autre groupe humain se hissera en position d’hégémonie.
 
Le panafricanisme est un défi direct à l'hégémonie occidentale, au capitalisme et à l'impérialisme ; il ne cherche pas seulement à restaurer la grandeur, à reconstruire l'Afrique, mais aussi à démanteler tous les systèmes d'oppression qui étouffent l’individu.
Il est temps que nous nous sortions de cette léthargie pour adresser notre impuissance devant le système capitaliste et impérialiste qui étouffe notre humanité et celle de nombreux habitants de la planète toute entière.

Nous devons sortir de cette paresse intellectuelle et embrasser le monde dans toute sa complexité.
Nous ne pouvons pas gagner ce combat en continuant de nous voiler la face par la consommation de séduisants discours qui, s’ils peuvent flatter nos egos, ne nous permettent pas de sortir de notre condition.
Le travail de déconstruction des mécanismes de notre domination a pour objectif de nous donner les moyens d’en sortir, et non pas une excuse pour l’inaction ; en nous contentant de pointer du doigt la « méchanceté des autres ».
Quel intérêt y a-t-il à comprendre le monde si ce n’est pour le transformer ou du moins transformer notre condition dans le monde ?
Les autres communautés nous ont subjugués parce que nous n’avons pas su leur faire face. Si nous continuons dans ce « moralisme » aveugle, sans acquérir le pouvoir de rééquilibrer le rapport de force avec les autres pays, nous risquerions d’être asservis même par des extraterrestres s’ils descendaient sur terre.
Nous ne sommes pas sur terre pour nous faire aimer des autres nations. Nous devons forcer leur respect en luttant pour assurer notre autonomie, notre survie et celle de nos descendants.
 
Tant que nous serons dans cette situation de fragilité, exposés à la pauvreté, nous serons à la merci de la violence et de l’exploitation de n’importe quel peuple.
Les forces impérialistes ont su taire leurs divergences pour se partager le continent Africain. Notre domination se maintient par leur capacité à créer le consensus sur les questions essentielles, malgré leurs dissensions internes afin de préserver leurs intérêts.
 
Tous les peuples s’unissent contre leur ennemi commun. Nous, nous entretenons les guerres intestines avec plus de virulence que l’on ne s’attaque aux forces étrangères.
C’est assez incohérent que de vouloir unir les Africains en commençant à les diviser. De prôner l’unité africaine, tout en s’engageant à créer des organisations panafricanistes incapables de travailler ensemble.
Les Africains doivent redevenir des bâtisseurs de nations fortes et prospères.
Pour ce faire, nous avons besoin de chacun d’entre nous. Nous devons cesser de regarder les autres agir, d’être de simples commentateurs d’évènements initiés par les autres nations, en reprenant l’initiative historique. 

Dans cette optique, si l’on peut saluer le regain d’intérêt pour l’entreprenariat chez la jeunesse africaine, il ne faudrait pas, comme certains, en faire une panacée. Certains veulent nous vendre l’idée que l’avenir économique et social du continent passe par l’entreprenariat, comme si plus de la moitié des Africains n’étaient pas des entrepreneurs exerçant dans le secteur informel. Il n’existe aucune nation composée uniquement d’entrepreneurs.

La construction d’une nation, d’un pays requiert de multiples compétences, aussi bien ceux qui travaillent, créent, entreprennent, que ceux qui conçoivent, planifient, orientent, encadrent, et supervisent les politiques publiques. Mais plus que tout, une nation, a besoin d’une vision partagée par des individus intègres et patriotes.
C’est faire preuve d’une extrême naïveté que de penser que les « réussites individuelles » au sein du système capitaliste conduiraient à notre libération collective.
 
La promotion depuis quelques décennies de « l’afro capitalisme », ne sert-il pas les desseins du néolibéralisme triomphant ? N’est-ce pas ainsi qu’avait été contenu aux Etats-Unis, il y a quelques années, la ferveur militante qui avait commencé à jeter les bases d’un mouvement d’émancipation, par la « sponsorisation » du « black capitalisme » et la promotion des courants ésotériques et sectaires qui ne défiaient nullement le statu quo ?
 
Dans un monde où l’impérialisme impose un ordre mondial basé sur la guerre économique entre pays, un monde dans lequel les Etats utilisent divers mécanismes de compétitivité tels que le protectionnisme, le dumping, les subventions à l’exportation, les interventions militaires pour s’approprier ou sécuriser leur approvisionnements en matières premières, il faut bien être naïf pour croire que les entrepreneurs africains pourraient opérer en toute liberté, dans un cadre politique national et supra national organisé pour maintenir leur domination.

Les entrepreneurs Africains ont-ils les moyens de s’engager seuls dans cette guerre commerciale que se livrent les anciennes puissances et celles en devenir à travers leurs multinationales ?
L’avenir du continent réside dans la volonté des Africains, qu’ils soient entrepreneurs, fonctionnaires, paysans et tous ceux qui composent une société, de se libérer de la servitude impérialiste néocoloniale. Cela devrait être la plus haute ambition d’une jeunesse qui considère le ciel comme sa propre limite.
 
Les divers projets de PME ne pourront servir au développement du continent, tant qu’ils ne s’inscriront pas dans une dynamique de profondes réformes structurelles, portées des Etats assez forts, capables de procéder à une réorientation systémique de la place de nos économies au sein de l’économie mondiale. Sans cela, nous nous contenterons d’avoir des hommes entrepreneurs sans pouvoir véritable, parce que fortement dépendants d’un environnement économique, financier, juridique technologique façonné par les autres nations.

Ces questions relèvent de décisions éminemment politiques et sont déterminées par la nature des rapports de forces entre Etats.
Le moment est venu de faire du panafricanisme une véritable force politique.
Défendre le panafricanisme, c’est faire face à ceux qui déclarent sa mort et veulent nous faire accepter notre servitude. A l’instar de ce parterre « d’intellectuels » présents à cette rencontre de la honte qu’a été le sommet « Afrique–France ».
 
Cette mascarade a été une fois de plus l’occasion d’infantiliser les Africains à la face du monde à travers ses « représentants ». Il est assez décevant de constater que ceux que l’on présente comme les lumières du continent, n’aient d’autre aspiration que de réformer le système d’asservissement qui les maintient au bas de l’échelle de l’humanité. La légèreté et le caractère décalé de leurs propositions face aux préoccupations des populations, est à la hauteur de leur manque d’imagination et de dévouement aux combats des peuples africains.
 
Cette rencontre a montré que les dirigeants Africains ne sont pas les seuls responsables de la désastreuse situation du continent, car il existe toute une catégorie, d’académiciens, d’opérateurs économiques et membres de la société civile prête à tout pour être au service des fossoyeurs du continent.

Ce sommet a permis de jeter la lumière sur les véritables allégeances et alliances de classe de ces intellectuels médiatisés, et à la solde de l’industrie de propagande académique du système impérialiste.
Aucun peuple sérieux ne traite « la mer de douleur »[1] de son peuple sous la forme d’un creux divertissement.
Aucun peuple n’a obtenu sa libération par des rencontres de joutes oratoires verbales, ou autres exhibitions publiques. Des hommes dignes ne se complaisent dans la perpétuation de l’assistanat, de la dépendance envers des colonisateurs qui continuent de mener des politiques meurtrières sur le continent africain. Causant des millions d’affamés, de femmes violées, d’enfants aux destins brisés, des parents dans le désarroi, une jeunesse dans le désœuvrement, tous victimes d’une guerre économique qui, toute sournoise qu’elle soit, n’en demeure pas moins  terriblement destructrice.

Le Panafricanisme ne fait pas appel à la bonne conscience du maître, il appelle à un combat résolu, contre ce système d’oppression global et ses alliés qui veulent nous maintenir dans la servitude pour défendre leurs intérêts.
Aux esprits défaitistes qui trop facilement veulent déclarer la mort prématurée du Panafricanisme, nous disons que cet idéal vivra tant qu’il y aura des esprits habités par la volonté de le faire vivre.
 
Le socialisme aurait-il échoué parce que certaines expériences qui s’en réclamaient n’auraient pas réussies ? L’idéal communiste a constitué une force d’une immense fécondité intellectuelle et politique et sociale. Qu’en est-il de l’idéal panafricaniste dans les sociétés africaines ? Les différentes idéologies auraient-elles eu cette influence dans le monde si ses adeptes ne s’étaient limités qu’à en faire l’historique ?

Qui, parmi ceux qui critiquent le panafricanisme, est en possession d’une carte de membre d’un parti panafricaniste, ou d’une autre organisation politique ? Quel est leur projet pour le continent ?
Peut-on changer le destin du continent uniquement par des « lives sur internet», des « hashtags », et des habillages de profils, sans aucune organisation concrète sur le terrain ? Nos messages de soutien ou de condamnation peuvent-ils changer le cours des évènements ?

Il est temps de sortir de cette torpeur pour adresser notre impuissance devant le système capitaliste et impérialiste qui étouffe notre humanité et celle de la planète toute entière.
Nous devons nous retrousser les manches, sortir de l’auto glorification et nous attaquer à notre mission historique, sortir de la domination néo coloniale, cette mission nous incombe à nous tous, pas seulement aux dirigeants ?
 Toutes les révolutions ont été motivées par la nécessité de lutter contre les injustices, de l’oppression et de la domination.
Les membres des autres communautés ont mis sur pied des organisations et institutions qui pèsent sur le destin de leur pays, où sont les nôtres ? N’est-ce pas assez facile de pointer le doigt sur l’impuissance des dirigeants Africains alors que nous sommes tout aussi impuissants qu’eux. Eux, au moins, se sont engagés en politique. Nous ne saurions passer notre temps à « conscientiser » les Africains, ce travail ne peut-il pas se faire au sein d’organisations politiques ?
Nous, à Souffles Panafricains, ce qui nous intéresse c’est l’idéologie qui anime des individus. Nous combattons l’oppression des Africains non pas parce qu’elle touche les Africains, mais parce que nous considérons l’oppression comme une injustice qui prive ses victimes de leur Dignité Humaine. A ce titre, même si la condition des Africains est notre priorité, nous ne saurions être indifférents aux autres victimes d’injustices à travers le monde, et sommes solidaires avec tous ceux qui combattent le système impérialiste.
 
Le fait d’être victime de l’oppression ne devrait pas nous conduire à abandonner les principes moraux au nom desquels nous la combattons : le respect de la dignité humaine et le sens de la justice. Nous ne pouvons pas rabaisser nos standards éthiques que ce soit celui de notre foi, de la « Maat » ou ceux de toute grande civilisation dont nous proclamons être les restaurateurs, en devenant des oppresseurs à notre tour.
 
Après des décennies pendant lesquels nous, Africains, avons dans l’ensemble accepté notre « appartenance » à l’empire colonial, qui nous a asservis, en admettant que la légitimité politique, la crédibilité académique, les critères de succès, et les sources de prestige, soient ceux validés par des institutions étrangères.
Ce sont Les autres qui désignent ceux qui parmi nous méritent d’être écoutés, ceux qui ont de « l’influence », notent et évaluent nos performances économiques et politiques, choisissent parmi nos célébrités celles qui serviront d’ambassadeurs pour les changements sociaux et culturels dans nos pays.

Le moment est venu de cesser d’être de veules et dociles sujets à qui on impose tout : de la constitution aux politiques économiques en passant par le système politique ; ceux à qui on fixe les priorités ainsi que les objectifs à atteindre durant tout un millénaire, un peuple dont on choisit les amis et désigne les ennemis.
 
Nous devons sortir des postures qui réduisent le combat pour la libération du continent à d’éternelles dénonciations, récriminations, enfermant ainsi le noble combat pour la justice et la dignité des Africains dans un registre principalement affectif, émotionnel, au détriment d’une lucide et cohérente réflexion idéologique et planification organisationnelle.

Nous avons décidé de lancer le Mouvement Panafricaniste pour la Renaissance Africaine
 
Le Mouvement Panafricaniste pour la Renaissance Africaine se propose d’agir conjointement sur le continent africain et dans l’espace de la Diaspora. Il favorisera partout l’émergence d’une conscience citoyenne qui fera de l’Africain un individu mieux « outillé » pour dépasser la condition dans laquelle il est très souvent confiné et faire face aux défis de la modernité. Des ponts seront jetés entre les deux mondes (le continent africain et sa diaspora) car leurs destins étant étroitement liés, ils ne pourront prospérer que dans un élan unifié. 


Notre action s’articulera autour de 3 grands axes : Culture et Education – Sciences et technologie - Participation politique


Culture et Education : Il nous paraît évident qu’il est impossible de se libérer d’une domination aussi longtemps qu’on ignore les mécanismes qui la structurent. Le premier acte libérateur est scellé par le triomphe de la connaissance sur l’ignorance. Le citoyen Africain nouveau que nous appelons de nos vœux est un individu décomplexé, conscient de ce que fut la contribution de ses ancêtres à l’histoire mondiale universelle, qui ne se refuse aucune audace dans l’ère des possibles.

Un nouveau type de citoyen épris des valeurs de Liberté, de Dignité, de Solidarité, refusant toute tutelle intellectuelle et fatalisme.
Le meilleur vecteur de valeurs pour promouvoir ce changement est la Culture. Elle est la sève nourricière pour tous les peuples conscients de leur grandeur, mais elle est aussi le ciment qui permet de recoller une à une les « pièces » d’une même communauté.


Sciences et technologie : Nous avons à cœur de promouvoir le développement scientifique et technologique, de mettre les connaissances dans le domaine des sciences de la nature et  sociales, au service des populations.


Participation politique et économique : Nous entendons promouvoir une réelle implication dans les domaines politique, économique, social, culturel et environnemental. Nous n’allons pas être des spectateurs de l‘Histoire qui se fait. Nous comptons prendre une part active dans sa trame et prendrons toutes initiatives dans ce sens. 


Le temps est venu de rompre définitivement avec « la culture de l’assistanat », de la dépendance.

Nous devons nourrir de plus hautes ambitions que d’être de simples gérants des entreprises étrangères, et d’exécutants des agendas des membres de la communauté internationale.

Toutes les personnes intéressées par ce projet sont invitées à compléter le formulaire ici.


[1] Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... Cahier d'un retour au pays natal, Aimé Césaire, éd. Présence africaine, 1956, p. 42 de Aimé Césaire