Economie & Souveraineté
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La Question Du Franc CFA

Les jeunes générations, montrent de plus en plus, leur ardent désir d’en finir avec la domination de leur continent. Cet engagement s’est s’exprimé dans l’espace dit « francophone », avec la campagne contre le franc CFA.

Si, celle-ci, a le mérite de mettre en lumière le système néocolonial, elle illustre le morcellement du corps social évoqué précédemment.
 

Si nous reconnaissons que le franc CFA constitue une atteinte à notre souveraineté nationale, elle n’est pas la seule atteinte à cette dernière et, ne devrait pas être isolée du contexte global de la domination que subissent nos pays. Celle qui fait que la structure économique globale de nos sociétés se trouve affectée, intégrée dans un système qui dépasse le cadre des pays « francophones ». Même le Nigeria, considéré comme l’un des géants du continent, n’échappe pas à cette domination, car son économie peut être paralysée dès que l’Occident se désintéressera de ses gisements pétroliers. Avons-nous suffisamment réfléchi sur le caractère artificiel de nos États, qui ne vivent principalement que de l’extraction et de l’exportation des ressources naturelles ; des Etats où la question foncière demeure encore brûlante ; des Etats où la souveraineté nationale est aussi menacée par des législations imposées par le biais de conventions internationales ; des pays où les forces armées et de police, semblent plus enclins à protéger les intérêts étrangers que leurs populations ?

La Dette  : Un Instrument De Domination Financière

L’inégalité des échanges et les pressions monétaires, ont méthodiquement balisé le chemin vers le surendettement de nos Etats.

La dette africaine, participe de cette volonté de domination financière des pays riches, sur les pays pauvres. Les causes de l’endettement ne sauraient donc se résumer uniquement à l’absence de démocratie, de bonne gouvernance, ou la corruption de nos gouvernants, dont la responsabilité bien que réelle, n’épuise pas tous les aspects du problème. Cet endettement, résulte à notre sens, de la volonté délibérée d’individus désireux de réaliser d’énormes profits, en accordant des crédits à des taux d’intérêts excessifs à des pays qu’on s’est évertué de à maintenir, dans d’énormes difficultés économiques.

Ces Etats fragilisés par plusieurs siècles d’exploitation et de pillages, des pays à la marge du système d’échange international, n’ayant aucun contrôle sur la fixation des prix de leurs matières premières, et à l’égard desquels, est pratiqué un protectionnisme quasi-systématique sur leurs produits d’exportation, ne pourront que difficilement disposer des devises nécessaires au remboursement de leur dette.