Soutien à Kémi SEBA

Kémi Seba Président Urgences  Panafricanistes

"Souffles panafricains" apporte son soutien moral au militant panafricaniste, président de l’organisation "Urgences panafricanistes", Mr Kemi SEBA, emprisonné depuis bientôt six mois avec son fils dans les geôles de l’Afrique du Sud, pays satellite de l’impérialisme occidental.

Si nous ignorons tous les dessous de cette histoire, son emprisonnement semble s’inscrire dans la volonté de faire taire les voix dissidentes, qu’elles soient médiatisées ou non mais qui font l’objet, d’intimidations et de répression de la part des institutions occidentales. 


Si nous déplorons cette répression, il nous faut reconnaitre toutefois qu’elle rentre dans l’ordre des choses, car on ne saurait attendre autre chose de la part d’un système qui a tout intérêt à préserver l’ordre établi. Le problème c’est que nous ne semblons pas avoir tiré des leçons du passé et continuons d’attendre la justice d’un ordre fondamentalement injuste ce qui nous maintient toujours dans la même situation de vulnérabilité face aux politiques d’exploitation, d’intimidation et de répression des leaders.

Les condamnations rhétoriques, ou les soutiens, purement moraux sur les réseaux sociaux, la dénonciation permanente des deux poids deux mesures d’un ordre mondial injuste n’ont jamais transformé la condition d’un peuple.

 
Sans organisation, rien de grand ne saurait être accompli, car c’est l’organisation qui exprime l’intelligence collective d’un peuple et lui permet de projeter sa puissance dans le monde.


Nous appelons encore une fois les Africains à s’organiser, car c’est la seule façon de sortir de ce cercle vicieux de dénonciations et récriminations qui ne fait que montrer notre impuissance collective, une certaine irresponsabilité dans notre destinée commune, chacun attendant que l’autre soit le leader qui viendra le sauver.


Les Africains ne doivent plus céder à la peur qui les empêche de critiquer et de combattre ce système inique qui porte atteinte à leur dignité, menace leur sécurité et celle de l’humanité toute entière.
Au moment où les puissances impérialistes montrent leur extrême vulnérabilité, en se rendant compte qu’ils sont en train de perdre la bataille idéologique face à la volonté des Africains de se réapproprier leur conscience et de s’engager résolument vers la libération du continent.


Nous appelons les militants  Africains et anti impérialistes  à soutenir Kemi Seba et son fils, car au-delà de sa personne il s’agit de défendre une cause, celle contre l’impérialisme et le néocolonialisme. 

Dans cette même veine, nous condamnons les différentes agressions des Etats Unis et de ses alliés contre des états et des peuples indépendants, le kidnapping du président Maduro ; la guerre contre contre l’Iran et ses dirigeants, notamment l’assassinat du guide suprême de la révolution l’Ayatolah Khamenei.

Nous déplorons  la quasi  passivité de la communauté internationale  devant  les sanglants conflits au Congo, au Soudan, Somalie, le génocide à Gaza, la guerre, ainsi que tous les foyers de tension dans le monde.

Ce climat aux relents belliqueux et grégaire, qui se traduit par des menaces contre la souveraineté d’Etats indépendants, en violation non seulement du droit international, qui n’existe qu’au profit des plus forts, mais aussi contre les principes fondamentaux de la civilisation humaine, est loin d’être inédite. Le seul élément nouveau réside dans le fait que l’impérialisme semble de nos jours avoir décidé d’avancer sans masques.


Pour nous Africains, qui voyons se reproduire sous nos yeux, le schéma colonial que l’on nous disait appartenir au passé, avec les mêmes mécanismes de violence, l’organisation devient une urgence des plus pressantes.

Nous voyons que la « démocratie affichée » ne constitue pas un solide rempart contre la dictature et le fascisme, et que le progrès technologique n’immunise point contre la barbarie.

Contrairement au narratif dominant, la principale menace qui pèse sur notre planète, c’est l’impérialisme, ce phénomène qui affecte négativement l’existence de milliards d’individus.

Tous ceux qui sont épris de paix et de justice, ceux qui sont anti impérialistes des pays du centre comme de la périphérie doivent se réunir pour mettre fin à ce cycle qui menace la paix mondiale.

Le combat contre l’impérialisme et le néocolonialisme n’est pas une posture rhétorique, c’est une exigence morale pour toute conscience humaine.


Nous invitons les Africains à une campagne pour exiger la libération de Kemi Seba. Nous ne pouvons pas continuer à trouver des excuses pour justifier notre léthargie collective en faisant preuve d’une indignation sélective.

Nous ne réagissons pas lorsque les  dirigeants africains sont attaqués, les populations exploitées, expropriées, déstabilisées, notre ressortissante victime de bavures policières entre autres violences          .

Quels sont les risques encourus par ceux qui ont approuvé les coups d’état ou changements de régime orchestrés par l’Occident ?

Si nous pouvons fouler du pied nos principes ,lorsqu’il s’agit de nous conformer aux règles d’un ordre mondial fondamentalement injuste, en acceptant de collaborer avec des institutions et entreprises, qui sont responsables d’exactions les plus atroces, nous pourrions bien défendre un militant et, au-delà de sa personne, une cause, qui aussi grande qu’elle puisse être, ne peut être portée que par des individus faillibles. D’où  la nécessité  de s’organiser non pas seulement autour des Hommes providentiels mais  autour des idéaux, des valeurs, des principes et des objectifs partagés.


Sidya Diop