Articles de 2018
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Afrique, l'appel de l'honneur
Impuissance des dirigeants, qui ne disposent d’aucun pouvoir réel sur les décisions politiques, économiques et environnementales dans nos états.
Impuissance des populations, qui devant les désastreuses conditions sociopolitiques du continent, rejettent toute la responsabilité sur le dos des dirigeants, souvent imposés, se sentant ainsi peu impliquées dans la lutte pour le progrès collectif de leurs pays.
Cette situation nous a installés dans une sorte d’inertie, qui se traduit par une incapacité à construire des institutions et des organisations capables d’impulser des transformations profondes dans nos sociétés. C’est cette Impuissance, qui nous empêche d’exprimer les éléments essentiels de notre culture, ceux là mêmes qui déterminent notre rapport à nous mêmes, à nos semblables et à la terre. Il faut bien reconnaitre que la « Culture Africaine », ne régit presque plus rien d’essentiel sur le continent. Elle est en dehors de notre système éducatif, de nos institutions politico-judiciaires et de notre vie économique.
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Faire du panafricanisme une réalité politique
Nous revenons dans ce texte sur l’appel lancé, il y a quelques mois, aux acteurs du mouvement panafricain, les invitant à un projet consistant en la création d’un cadre unitaire permettant de passer de la simple dénonciation de l’oppression à la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de combat politique.
Nous pensons que nous ne pouvons plus nous contenter d’analyser le système et ses mécanismes, espérant qu’il se transforme de lui-même pour coïncider à nos désirs, ou continuer de s’étonner que des oppresseurs se comportent comme tels.
Nous ne pouvons plus continuer de nous complaire dans des postures idéologiques qui nous condamnent à la torpeur et la passivité. Postures qui nous font éternellement ressasser les mêmes constats, révélant ainsi notre impuissance, et confirmant d’une certaine façon, les préjugés qui nous disent incapables de prendre des initiatives historiques. Peut on continuer de faire porter l’entière « responsabilité » de notre condition à « nos dirigeants », qui, curieusement, ne nous ont jamais démontré qu’ils étaient « nôtres », car ils ne servent jamais nos intérêts et, ceux qui le font sont systématiquement éliminés devant notre passivité. Même si la responsabilité du naufrage collectif du continent incombait à ces dirigeants, cette situation est-elle insoluble pour nous Africains ?
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Appels aux militants africains
Chers compatriotes sénégalais-es,
Nous vivons un des moments les plus sombres de l’histoire de notre pays et en même temps l’un des plus porteurs de changements.
Nous déplorons les violences lors de ces évènements les actes de vandalisme et regrettons encore une fois les pertes en vies humaines qui pourraient être évitées.
Notre pays, le Sénégal, connait depuis quelques années une situation critique caractérisée par la recrudescence des violences physiques et psychologiques envers les populations :
Des violences qui se traduisent par la constante dégradation des conditions de vie des populations victimes et d’un coût de plus en plus élevé de la vie ;
Une prédation éhontée du patrimoine foncier en milieu rural comme en milieu urbain ; le dévoiement des institutions à travers l’accaparement de l’appareil d’Etat, en utilisant son patrimoine foncier et financier, des biens publics pour entretenir une clientèle politique ;
L’instrumentalisation des institutions judiciaires, des forces de sécurité et de défense à des fins politiciennes. Les différents abus de pouvoir ainsi que le la prolifération de milices pour réprimer les populations, opposants politiques et membres de la société civile, les arrestations et emprisonnements arbitraires et les entraves à la liberté d’expression et de réunion ;
L’acharnement contre les membres de l’opposition particulièrement du leader du PASTEF et des membres de son parti, ainsi que la récente condamnation de ce dernier au mépris du respect des principes les plus élémentaires du droit et du bon sens. permettant de passer de la simple dénonciation de l’oppression à la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de combat politique.
Cette nouvelle dynamique passe par la construction d’un cadre d’action qui va fédérer les différents mouvements panafricains autour d’objectifs partagés. Ce cadre devrait, tout en nous permettant d’apprendre à réfléchir et à travailler ensemble, permettre la vulgarisation du panafricanisme, aiguiser la conscience politique des populations.
