Articles de 2021
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Pour une agriculture de la renaissance
Le continent africain, avec une population de près d’un milliard d’âmes, dont plus de la moitié constituée de jeunes, bien que possédant une bonne partie des terres arables les plus fertiles de la planète, demeure un importateur net de produits agricoles et alimentaires pour nourrir sa population, et où la malnutrition ne cesse de progresser.
Malgré l’abondance des terres cultivables du continent et l’énorme potentiel de ses ressources en eaux, les rendements à l’hectare y sont parmi les plus faibles au monde.
Pourtant le continent africain a, depuis plusieurs millénaires, connu des méthodes culturales très élaborées et performantes, qui contrairement à l’idée généralement répandue, n’étaient pas toutes majoritairement orientées vers la subsistance[1].
L’agriculture du continent, qui, il y a cinq siècles, nourrissait des gaillards parmi les plus robustes de la terre, souffre de nos jours de famines et de pénuries à répétition. Si bien qu’à l’image de ses verdoyants paysages, s’est lentement substituée celle d’immenses déserts de désolation dans l’imaginaire des peuples du globe.
C’est le moment crucial pour embrasser l’idéal « Panafricaniste ».
Mouvement M.R.A.
Le Mouvement Panafricain pour la Renaissance Africaine se propose d’agir conjointement sur le continent africain et dans l’espace de la Diaspora. Il favorisera partout l’émergence d’une conscience citoyenne qui fera de l’Africain un individu mieux « outillé » pour dépasser la condition dans laquelle il est très souvent confiné et faire face aux défis de la modernité. Des ponts seront jetés entre les deux mondes (le continent africain et sa diaspora) car leurs destins étant étroitement liés, ils ne pourront prospérer que dans un élan unifié.
Notre action s’articulera autour de 3 grands axes : Culture et Education – Sciences et technologie - Participation politique
Défendre le panafricanisme
Chers frères Africains, nous nous trouvons à un moment critique de l’histoire. Nous pouvons constater différentes opérations de déstabilisation en œuvre au sein de nos pays. Une période où nous sommes témoins d’agressions violentes et humiliantes dont sont victimes les noirs Africains à travers le monde.
C’est le moment crucial pour embrasser l’idéal « Panafricaniste ».
Il faudra au préalable défendre ce projet « unitaire » contre nos démons intérieurs ; contre tous ces groupes qui sèment la division sur des critères d’appartenance géographique, tribale, religieuse ou partisane. Il nous faut engager un combat résolu contre ces forces régressives qui cherchent à venir à bout de l’idéal panafricaniste, en l’orientant vers des chemins sans issues. Ce qui fait que nous nous contentons d’éternels discours et débats sans aucune implication pratique sur les questions urgentes qui affectent les populations africaines, ou faisons la promotion de fausses alternatives.
Nous ne devons, sous aucun prétexte, continuer d’accepter que des individus perdent leurs vies, pour rien, pour de simples alternances sans changements profonds.
Le moment est venu de procéder une réflexion collective sur notre condition de façon radicale.
Si la jeunesse suffisait pour être l’espoir d’un pays, le monde se porterait mieux aujourd’hui. N’est-ce pas les jeunes d’hier qui sont au pouvoir aujourd’hui ?
Quel sens de notre existence sur terre transmettons-nous à la jeune génération ?
Les maux de notre démocratie sont les maladies infantiles des institutions coloniales qui se sont aggravées : le clientélisme, la transhumance, les violences entre partisans, l’utilisation des autorités religieuses pour le contrôle et l’endoctrinement des populations. Tous ces éléments déjà présents durant la période coloniale, sont devenus plus sophistiqués après « la décolonisation ».
Ce système qui confine le continent Africain au rôle de fournisseur de matières premières et de main d’œuvre à bon marché, explique le caractère embryonnaire du tissu industriel de la majorité de nos pays, qui se réduit essentiellement aux industries les plus nocives, aussi bien au niveau économique qu’environnemental, la faiblesse de la création d’emplois et la croissance de la pauvreté.